Des jeunes opposés à la révision de la Constitution envisagée par les pouvoirs publics mauritaniens ont manifesté au PK 18, sur l’axe Nouakchott-Rosso, pour attirer l’attention sur le mauvais état de cette route nationale.
Le Forum national pour la démocratie et l’Unite (regroupement d’une dizaine de formations politiques de l’opposition) a accusé dans un communiqué transmis vendredi à « mauriweb.info » le président Mohamed Abdelaziz de vouloir violer la Constitution en invoquant l’article 38 de la Constitution pour contourner le refus des sénateurs d’adopter les propositions d’amendements constitutionnels proposés par lui.
Le Rassemblent des forces démocratiques (Rfd, opposition) a mis en garde vendredi, dans une déclaration transmise à « mauriweb.info », le président mauritanien, Mohamed Ould Abdelaziz contre ce qu’il appelle «les conséquences néfastes de son mépris pour la Constitution et les lois du pays ».
C’est un président véritablement agacé qui reçoit mercredi un groupe de journalistes pour évoquer la suite des événements après le rejet, vendredi 17 mars 2017, par le Sénat des amendements proposés par lui. Le président Aziz qui a gouverné avec les mêmes sénateurs ne peut s’empêcher de parler de leur «illégitimité». La couleur était annoncée.
Le rejet par les sénateurs de la réforme constitutionnelle voulue par le président crée une impasse politique institutionnelle. Entre sénateurs "frondeurs" et loyalistes, c'est désormais la guerre des tranchées.
Le président Mohamed Ould Abdelaziz tient ce soir une conférence de presse très attendue par l’opinion publique après le rejet qui lui a été opposé par une majorité de sénateurs de sa majorité portant sur les amendements qu'il avait annoncés en juillet 2016 depuis Néma. Ces amendements avaient été adoptés plus tôt par les députés à l’Assemblée nationale.
Le haut comité chargé du suivi de l’exécution des résultats du dialogue national inclusif s’est réuni, mardi, au centre des conférences internationales de Nouakchott.
Organisé au mois d’octobre 2016 pour une durée de trois semaines, le dialogue national inclusif était soldé par d’un accord politique définissant les contours de la phase suivante.
Adoptée le jeudi 09 Mars dernier par l’assemblée nationale, le projet de loi de la révision de la constitution mauritanienne qui prévoit notamment la suppression du Sénat et le changement de drapeau a été rejetée par le Sénat dans la nuit du vendredi 17 au samedi 18 mars dernier. La position du président Mohamed Ould Abdelaziz sera rendue publique ce mercredi 22 mars, au soir, dans un discours à la nation.
Moussa FAll, le vice-président en exercice du FNDU, le plus grand rassemblement des partis d'opposition mauritaniens, a mis en garde le régime de Mohamed Ould Abdel Aziz contre une tentative d’utiliser la force pour imposer les modifications Constitutionnelles lesquelles ont été rejetées par le Sénat.
Les sénateurs mauritaniens ont rejeté vendredi dernier le projet de révision constitutionnelle voulue par le président Mohamed Ould Abdel Aziz, un revers pour le chef d’Etat mauritanien qui devrait compliquer ses relations avec l’opposition hostile à la révision de la Constitution.