
Alors que la soixante-dixième session de la Commission des Nations Unies sur la condition de la femme (CSW70) bat son plein à New York, une figure mauritanienne et internationale se distingue par son plaidoyer en faveur d’une gouvernance locale plus inclusive. Mme Fatimetou Abdel Maleck, Présidente de la Région de Nouakchott et haute responsable de l’organisation mondiale Cités et Gouvernements Locaux Unis (CGLU), a supervisé, les 11 et 12 mars 2026, le lancement du séminaire des Journées des Villes et Gouvernements Locaux.
Cet événement majeur, organisé en marge de la CSW70, a rassemblé un large éventail de décideurs venus des quatre coins du globe.
Un séminaire sous le signe de la pluralité et de l’action politique
Le séminaire, qui se déroule jusqu'au 20 mars, a vu la participation de représentants gouvernementaux de haut rang, notamment de la Mauritanie, du Canada et de l’Espagne. Il a également réuni un grand nombre de maires, de présidentes et présidents de villes, ainsi que des partenaires stratégiques des Nations Unies et d’autres organisations internationales. Cette affluence témoigne de l'importance croissante accordée au rôle des gouvernements locaux dans l'atteinte des objectifs mondiaux d'égalité.
Placées sous le thème évocateur : « Voix locales pour le pouvoir : élargir la participation politique des femmes des villes à la pluralité internationale », les discussions ont mis l'accent sur la nécessité de transformer les engagements en actions concrètes sur le terrain.
Fatimetou Abdel Maleck : Plaidoyer pour une autonomisation "réelle et permanente"
Dans ses différentes interventions, Mme Fatimetou Abdel Maleck, également Présidente du Comité pour l’autonomisation des femmes au sein de CGLU, a livré un message fort et nuancé. Elle a insisté sur le fait que l'objectif ne saurait se limiter à une simple augmentation du nombre de femmes dans les instances décisionnelles.
« Nous devons œuvrer non seulement pour renforcer la présence des femmes, mais aussi pour une autonomisation qui en fasse des actrices réelles et permanentes du développement des villes et des pays », a-t-elle déclaré devant l'assemblée.
Selon elle, cette autonomisation passe par un accès équitable aux ressources, à la formation et à des réseaux de solidarité durables, afin que la contribution des femmes à la gouvernance locale soit continue et impactante.
Un appel historique pour « une femme à la tête des Nations Unies »
Profitant de cette tribune internationale, et dans un contexte politique mondial marqué par les appels au changement, la Présidente a lancé un appel solennel à la communauté internationale. Elle a exhorté les États membres à saisir l'opportunité qui se présentera à la fin de l'année.
Mme Abdel Maleck a appelé « à des efforts concertés pour élire une femme au poste de Secrétaire générale des Nations Unies », à l'issue du mandat de l'actuel Secrétaire général. Cette déclaration, faite devant un parterre de responsables et de partenaires onusiens, résonne comme un écho aux revendications de nombreuses organisations de la société civile et de gouvernements locaux qui plaident pour une plus grande représentation féminine au plus haut niveau de la diplomatie mondiale.
Ce séminaire, sous la houlette de Mme Fatimetou Abdel Maleck, confirme ainsi le rôle moteur des collectivités territoriales et de leurs représentantes dans la lutte pour l'égalité des sexes, depuis les conseils municipaux jusqu'aux sommets de l'ONU.

%20(1).png)

