
La présidente de la Région de Nouakchott, Mme Fatimetou Abdel Malek, a marqué de son engagement le Sommet euro-africain sur l’adaptation au changement climatique, organisé à Marseille du 31 mars au 1er avril 2025. Cet événement, réunissant décideurs et experts des deux continents, a été l’occasion pour la dirigeante mauritanienne de promouvoir des alliances stratégiques et de défendre les priorités africaines en matière de résilience climatique.
Un accord pour rapprocher les villes arabes et francophones
Parmi les temps forts de sa participation, Mme Abdel Malek a supervisé, mardi dernier, la signature d’un accord de coopération entre l’Organisation des villes arabes (OVA) et l’Association internationale des maires francophones (AIMF). Cet engagement, scellé en présence du secrétaire général de l’OVA et du président de l’AIMF, vise à renforcer les partenariats entre villes arabes et européennes. L’objectif : mutualiser les expertises et accélérer la mise en œuvre de projets de développement urbain durable, essentiels pour faire face aux défis climatiques.
Plaidoyer médiatique et financier
En marge des négociations, la présidente a pris part à une émission spéciale sur Radio France Internationale (RFI), aux côtés du maire de Cotonou, de l’ancien ministre béninois de l’Environnement et du PDG de l’Institut Français de Recherche et de Développement (IRD). Un dialogue francophone où ont été abordées les solutions locales pour une transition écologique juste, ainsi que le rôle clé des collectivités territoriales dans la mobilisation citoyenne.
Par ailleurs, Mme Abdel Malek est intervenue lors d’un séminaire organisé par le Fonds international de développement urbain (FMDV), dédié au financement de l’adaptation climatique en Afrique. Elle a insisté sur la nécessité de « débloquer des fonds innovants et accessibles » pour les villes africaines, souvent confrontées à des risques accrus (inondations, sécheresses) malgré leur faible contribution historique au réchauffement.
Réseautage et perspectives
La présidente de la Région de Nouakchott a également multiplié les rencontres bilatérales avec des représentants d’organisations internationales et des personnalités influentes, afin d’étendre les coopérations techniques et financières en faveur de Nouakchott. Ces échanges ont précédé sa participation à la séance de clôture du sommet, où elle a rappelé l’urgence « d’agir collectivement, sans laisser aucune région en marge ».
Son engagement à Marseille souligne le rôle croissant des autorités locales dans la gouvernance climatique mondiale. Un signal fort, alors que l’Afrique réclame plus de justice dans l’accès aux ressources vertes et que les villes s’affirment comme laboratoires d’innovations pour la planète.