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"Ce pouvoir nous a tout pris, même notre dignité, notre liberté, notre justice, notre santé, notre ceinture verte, notre aéroport, notre zone franche, notre port,nos mines (....jusqu'au gravier), nos écoles....on lui demande de tout nous rendre... 
LA PEUR A DISPARU"

 

Mauritanie : controverse après la mort d’un jeune aux mains de la police

dim, 17/06/2018 - 20:22

La mort du jeune Mohamed O. Brahim, 37 ans, a été à l’origine d’une grande controverse dans la rue mauritanienne mais aussi à travers les réseaux sociaux, après que sa mère ait évoqué un meurtre et que des associations des droits de l’homme aient demandé que la lumière soit faite sur sa mort.

L’histoire a commencé quant une femme âgée, répondant au nom de Salma mint Imijine ait apparu, lors d’une conférence de presse organisée par IRA, accusant les services sécuritaires d’être impliqués dans le meurtre de son fils, Mohamed O. Brahim. Lors de cette conférence de presse, cette femme ne demandait autre chose que de connaître le meurtrier de son fils.

Elle affirme que son fils n’était pas un voleur et ne figurait sur aucune liste de la police, qu’il menait tranquillement sa vie quant il a été arrêté lundi et conduit au commissariat de police, qui informera plus tard sa famille de son décès.

Mint Imijine justifie son recours au mouvement IRA non reconnu, pour tenter de faire la lumière sur la mort de son fils.

Lors de cette conférence de presse, le président du mouvement, Biram O. Dah O. Abeid a dit que les autorités sécuritaires se devaient de se disculper dans cette affaire, sans la qualifier cependant d’acte d’assassinat.

Il a appelé les autorités à publier un communiqué clair qui explicite les contours de ce qui s’était passé exigeant la transparence dans de telles affaires.

La réaction officielle ne s’est pas fait attendre, le ministre de l’intérieur et de la décentralisation, Ahmedou O. Abdalla a démenti les propos tenus par la mère de la victime, affirmant que l’intéressé n’a été dans aucun commissariat de police et qu’il n’a pas été torturé.

Selon le ministre, le défunt, dénoncé par de jeunes drogués qui s’approvisionnaient auprès de lui, est tombé dans le piège de la police venue l’arrêter devant le domicile de ses parents sur la foi des indications données par les jeunes.

C’est à ce moment précis, ajoute le ministre que la victime est tombée en syncope, dès qu’il a vu la police, eu égard probablement à la gravité des faits qui lui sont reprochés.

Sa famille sait parfaitement qu’il avait été évacué à l’hôpital inconscient.

Le ministre a été catégorique, le jeune homme n’a été dans aucun commissariat de police où il aurait pu être torturé, mais qu’il a été victime d’une crise cardiaque, surpris qu’il a été par le déroulement des évènements auquel il ne s’attendait pas. 

Il s’imaginait, au moment où il était transporté à l’hôpital, qu’un membre de sa famille l’accompagnait.

Les faits se sont déroulés dans la nuit de lundi à mardi, et la famille de la victime avait été informée mardi du décès du jeune homme, quelques heures après son arrestation.

Le père de la victime s’est occupé de son enterrement le jour même.

Il n’ ya pas eu l’ouverture d’ enquête à propos de cette affaire. 

saharamédias via cridem