Financement européen pour la Justice en Mauritanie : Prime à l’injustice | Mauriweb

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"Ce pouvoir nous a tout pris, même notre dignité, notre liberté, notre justice, notre santé, notre ceinture verte, notre aéroport, notre zone franche, notre port,nos mines (....jusqu'au gravier), nos écoles....on lui demande de tout nous rendre... 
LA PEUR A DISPARU"

 

Financement européen pour la Justice en Mauritanie : Prime à l’injustice

ven, 20/04/2018 - 13:15

L’Union Européenne serait en passe d’accorder un nouveau financement au secteur de la justice en Mauritanie où règne une véritable incurie. Ce financement devrait soutenir une nouvelle politique sectorielle affirme le ministre de la Justice, Dia Malal, qui en a révèlé jeudi l’éventualité.

Ce nouveau financement de l’Union Européenne au moment où le pays connait une véritable régression en matière des droits de l’Homme et plus généralement de l’Etat de droit dans le pays correspondrait de fait à une prime à l’injustice.

Quoique nouveau au département, le ministre prétend que cette politique sectorielle s’articulerait autour de 5 axes fondamentaux (la législation, la formation et les spécialités du fonctionnement quotidien, l’accès à la justice, les installations et infrastructures et enfin la communication) avant de reconnaitre lui-même  que malgré plusieurs réformes (1995, 2007 et 2015) les résultats restent « très insuffisants ».

 Cette reconnaissance officielle du peu d’efficience des réformes déjà mises en œuvre intervient au moment où notre pays doit abriter du 25 avril au 9 mai 2018 les travaux de la 62éme session ordinaire de la Commission Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples (CADHP). Une réunion qui se prépare alors que des détenus politiques croupissent en prison, des journalistes, des syndicalistes et d’ex-élus depuis plus de 8 mois mis sous contrôle judiciaire. Tout cela parce que la Justice reste inféodée au pouvoir politique.

En Mauritanie, rappelle-t-on, de graves atteintes aux libertés fondamentales et une remise en cause de la liberté d’expression sont légion depuis l’organisation du référendum constitutionnel dans le pays le 5 août 2017.