Economie- L’ouguiya de mal en pis! | Mauriweb

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"Ce pouvoir nous a tout pris, même notre dignité, notre liberté, notre justice, notre santé, notre ceinture verte, notre aéroport, notre zone franche, notre port,nos mines (....jusqu'au gravier), nos écoles....on lui demande de tout nous rendre... 
LA PEUR A DISPARU"

 

Economie- L’ouguiya de mal en pis!

mer, 16/03/2016 - 13:40

Déjà dépréciée face au dollar, il y a à peine quelques jours (http://mauriweb.info/node/1518), la monnaie nationale poursuit sa chute libre peut-on constater sur le dernier tableau du taux de change de la BCM.

En quelques jours, en effet, l’Ouguiyas a encore perdu quelques points face au dollar qui, à ce train, égaler l’euro (1 euros vaut 1.109 Usd).

La dépréciation continue risque d’impacter lourdement les importations du pays qui fait déjà face à une hausse vertigineuse des prix des denrées de première nécessité.

La crise économique que traverse le pays, marquée par la chute des prix du fer, une inflation soutenue et l’incapacité des autorités à faire face aux soubresauts déséquilibrant l’économie est trahie par de nombreux projets laissés en standby, le retard cumulé des salaires au sein des entreprises publiques et semi-publiques ainsi que le maintien en hausse des prix des hydrocarbures à la pompe.  Le Gouvernement, mal inspiré, tente vaille que vaille de juguler son déficit en se rabattant sur la hausse des impôts. A l’échelle de l’économie réelle pourtant la crise est bien là et semble irrévocable nonobstant les messages officiels visant à rassurer les citoyens sur la stabilité de la charpente. Rien qu’un leurre que les citoyens forts de la réduction de leur pouvoir d’achat qui rétrécit comme peau de chagrin n’ont pas avalé.

Notons que la dépréciation de la monnaie risque donc d’exacerber la situation économique du pays déjà confrontée à la dure réalité du marché internationale des produits d’exportation et la mauvaise gouvernance économique et financière des ressources nationales. 

Le marasme économique qui risque de s’installer dans le temps paupérise davantage les couches sociales les plus vulnérables dans le pays, rappelle-t-on.