
Jeudi dernier, dans les locaux du ministère du Commerce et du Tourisme, une cérémonie de signature a marqué une étape concrète dans la lutte contre la vie chère. La ministre, Mme Zeinebou Ahmednah, a supervisé la conclusion d’un accord entre son département et la Fédération du commerce, visant à réviser et stabiliser les prix des produits de base les plus consommés. La présence du conseiller du Premier ministre, M. Mohamed Abba El Jeylani, et du président de l’Union nationale des employeurs mauritaniens (UNEP), M. Mohamed Zeine El Abidine Cheikh Ahmed, a souligné l’importance nationale de cette initiative.
Cet accord s’inscrit dans le cadre des directives du Président de la République, M. Mohamed Cheikh El Ghazouani, et des instructions du Premier ministre, visant à suivre attentivement le marché et à garantir la stabilité des prix pour alléger le coût de la vie des citoyens.
Les nouveaux prix plafonds : Détail par produit
L’accord a été signé par la secrétaire générale par intérim du ministère, Mme Meyem Dhehbi, et le président de la Fédération du commerce, M. Mahmoud Riyad. Il aboutit à une fixation précise des prix pour plusieurs produits essentiels :
Les prix en gros et demi-gros ont également été arrêtés pour chaque produit, assurant une régulation sur toute la chaîne de distribution.
Sucre :
25,1 ouguiyas le kilo en gros
25,3 ouguiyas le kilo en demi-gros
27 ouguiyas le kilo au détail
Riz mauritanien de haute qualité :
27 ouguiyas le kilo en gros
27,4 ouguiyas le kilo en demi-gros
29 ouguiyas le kilo au détail
Huile de cuisson (bidon de 20 litres) :
54 ouguiyas le litre en gros
55 ouguiyas le litre en demi-gros
56 ouguiyas le litre au détail
Blé :
12,7 onces par kilo en gros
12,9 onces par kilo en demi-gros
13 onces par kilo au détail
Lait concentré (OMELA) :
15,20 onces par boîte en gros
15,3 onces par boîte en demi-gros
17 onces par boîte au détail
Des décisions basées sur le suivi du marché
Les responsables ont justifié les niveaux de prix retenus par une analyse du marché. Le prix du blé a été fixé en raison de la stabilité observée sur les marchés internationaux. Pour le riz, les valeurs approuvées découlent directement du procès-verbal de la commission ministérielle spéciale, présidée par le Premier ministre et datée du 31 décembre 2025.
La philosophie de l'accord repose sur un équilibre : le plafonnement des prix doit protéger le consommateur contre la spéculation, tandis que la libre concurrence au sein de ces plafonds est encouragée pour permettre aux citoyens de bénéficier de marges potentiellement réduites. Cette approche vise à éviter tout dépassement tout en dynamisant le marché.
L'Engagement d'un suivi rigoureux
Dans son discours, la ministre Zeinebou Ahmednah a présenté cet accord comme le fruit d’une série de réunions fructueuses avec la Fédération du commerce. Elle y a vu le reflet de la volonté des hautes autorités du pays de répondre aux préoccupations des citoyens et de faciliter leur vie quotidienne.
« Les services compétents du ministère veilleront à la mise en œuvre effective de cet accord et prendront les mesures nécessaires chaque fois que les circonstances l’exigeront », a-t-elle assuré, soulignant l’engagement de son département à faire respecter ces engagements sur le terrain.
La cérémonie s’est déroulée en présence de nombreux cadres du ministère et de membres de la Fédération du commerce, illustrant le partenariat public-privé à l’œuvre pour relever le défi de la stabilité économique et sociale.

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