
Le Caire a accueilli, le 22 février dernier, les travaux de la septième conférence du Parlement arabe et des présidents des conseils et parlements arabes, organisée au siège du Secrétariat général de la Ligue arabe, en coordination avec l’Union interparlementaire arabe. Cet événement marquant a réuni des délégations parlementaires de haut niveau, dont une représentation mauritanienne conduite par M. Mohamed Bamba Meguett, président de l’Assemblée nationale.
Objectifs et résolutions : une position arabe unifiée
La conférence avait pour objectif central d’élaborer une position parlementaire arabe commune, défendant la résistance du peuple palestinien et rejetant catégoriquement les projets de déplacement forcé, d’annexion et de liquidation de leur cause. À l’issue des discussions, les participants ont adopté à l’unanimité un document stratégique, destiné à être présenté lors du sommet arabe extraordinaire prévu en Égypte début mars. Ce texte incarne la solidarité arabe face aux violations persistantes en Palestine.
Appel à la justice internationale
Dans son allocution, M. Mohamed Bamba Meguett a dépeint une réalité alarmante : celle d’un peuple palestinien confronté à une « guerre d’extermination », à la famine et au déplacement forcé, notamment à Gaza et en Cisjordanie. Il a qualifié cette situation de « honte pour l’humanité », insistant sur l’urgence d’une solution durable passant par la reconnaissance des droits légitimes des Palestiniens sur leurs terres.
Le président mauritanien a salué le récent accord de cessez-le-feu médié par l’Égypte, le Qatar et les États-Unis, tout en dénonçant les « manœuvres dilatoires » d’Israël, qui compromettent les efforts de paix. Selon lui, le conflit à Gaza a révélé au grand jour les souffrances palestiniennes, exigeant une mobilisation internationale renouvelée.
Parmi les mesures phares avancées, M. Meguett a plaidé pour une actualisation de l’Initiative de paix arabe de 2002 et le renforcement de l’application des résolutions internationales, notamment la résolution 2334 du Conseil de sécurité de l’ONU. Celle-ci condamne la colonisation israélienne et réaffirme le statut d’El Qods (Jérusalem-Est) comme ville palestinienne occupée. Il a également insisté sur le rejet du déplacement forcé, « crime contre l’humanité », et sur la nécessité de reconstruire Gaza en urgence.
La position de la Mauritanie : une vision clairvoyante
Réaffirmant l’engagement constant de son pays, M. Meguett a souligné que la paix au Moyen-Orient ne sera possible qu’avec l’établissement d’un État palestinien indépendant, ayant El Qods pour capitale, et le retrait total d’Israël des territoires arabes occupés. « La dignité palestinienne est indissociable de la stabilité régionale », a-t-il martelé.
En clôture, le président de l’Assemblée nationale mauritanienne a lancé un vibrant appel pour un « réveil juridique et moral » de la communauté internationale, capable de mettre fin à l’occupation israélienne et de relancer un processus de paix juste. Alors que le sommet arabe de mars approche, les parlementaires arabes entendent peser de tout leur poids pour que la voix palestinienne ne soit plus ignorée.
Cette conférence aura ainsi confirmé l’unité des parlements arabes autour d’une cause historique, tout en rappelant que l’inaction n’est plus une option face à l’urgence humanitaire et politique en Palestine.