Le conflit entre les commerçants et les agents des impôts risque de provoquer la famine dans la moughataa d’Aioun | Mauriweb

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"Ce pouvoir nous a tout pris, même notre dignité, notre liberté, notre justice, notre santé, notre ceinture verte, notre aéroport, notre zone franche, notre port,nos mines (....jusqu'au gravier), nos écoles....on lui demande de tout nous rendre... 
LA PEUR A DISPARU"

 

Le conflit entre les commerçants et les agents des impôts risque de provoquer la famine dans la moughataa d’Aioun

dim, 28/04/2019 - 11:04

Après avoir paralysé l’activité commerciale dans les plus importants marchés locaux de la wilaya, suite à l’augmentation en début de semaine, des taxes de plus de 300%, la confrontation entre l’administration fiscale et les commerçants d’Aioun, capitale du Hodh occidental, est entrée dans une phase très dangereuse. 

Selon des sources de Zahra Chinguit, le marché central d’Aioun semble sans activités commerciales ce jeudi 24 avril 2019. L’approvisionnement, en produits et vivres des marchés locaux, a été perturbé.

Les commerçants misent sur la pression de la rue pour faire fléchir les agents des impôts, en raison de l’escalade de la crise, qui a conduit la plupart des boutiques à ne plus fournir les produits alimentaires aux marchés locaux et donc les prix des denrées vitales pourraient augmenter à la veille du début du Ramadan.

La vice-présidente du Conseil régional dans le Hodh occidental, Mettou Mint Mohamedou Ould Baba, a lancé un appel aux responsables des services des impôts et aux commerçants, leur demandant de surmonter la crise, qui perturbe les marchés locaux.

La vice-présidente a engagé les deux parties à entrer dans un dialogue rapide, qui mettrait fin à la crise qui menace la vie des gens et à développer une vision commune qui ne nuirait pas aux commerçants tout en permettant l’application des lois en vigueur par l’Administration générale des impôts.

Mint Baba a déclaré que la situation actuelle ne tolère aucune nouvelle crise car le pouvoir d’achat des citoyens est à son plus bas niveau, à quelques jours du début de Ramadan, ajoutant qu’à cela s’ajoute le fait que le cheptel se trouve actuellement en transhumance sur le territoire malien.

Elle a signalé que les marchés locaux dépendent principalement des approvisionnements qu’ils reçoivent,chaque semaine, du marché central de la Wilaya et que cette crise nuit à la population et risque d’affamer les habitants de la région, en ce moment critique.

Source : http://zahraa.mr/node/19896

Traduit par Adrar.info