Fin des journées de sensibilisation pour une loi juste contre les violences faites aux femmes | Mauriweb

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"Ce pouvoir nous a tout pris, même notre dignité, notre liberté, notre justice, notre santé, notre ceinture verte, notre aéroport, notre zone franche, notre port,nos mines (....jusqu'au gravier), nos écoles....on lui demande de tout nous rendre... 
LA PEUR A DISPARU"

 

Fin des journées de sensibilisation pour une loi juste contre les violences faites aux femmes

dim, 31/03/2019 - 10:52

Le projet  ‘’Rencontre, Femmes et Violences, plaidoyer pour une loi juste’’  a bouclé, ce 29 mars,  une série de  journées de sensibilisation autour de la loi contre les violences faites aux femmes, par un forum  international  de deux jours, à l’hôtel Mauri-Center.

Organisé par  le collectif des  défenseures des  droits  des femmes et  financé  par le SCAC de l’ambassade de France en Mauriatnie, ce forum  a rassemblé des magistrats,  des Oulémas, des  avocats, dont deux venues de Tunisie,  des journalistes, des activistes des droits des femmes,   les membres du collectif  et de la société civile et des les parlementaires, conviés en observateurs. Ensemble, ils  ont échangé sur   des  voies et moyens d’améliorer  le projet de loi sur les violences faites aux femmes, un texte rejeté, il y a quelques mois, par le Parlement mauritanien.  Le texte ne satisfait pas entièrement les défenseurs des femmes, et c’est la  raison pour laquelle, elles ont engagé  une  campagne de sensibilisation dans les 3 wilayas de Nouakchott  en vue de contribuer à son amélioration. Ces rencontres de proximité  avec  les principales intéressées  et  le forum  ont permis, d’une part  de recueillir l’avis différents  acteurs de base et des spécialistes,  de  parer au déficit de communication  autour du  texte,  objet, hélas de  controverses, d'autre part.

Au terme des  débats, les participants ont  formulé  une  série de recommandations  de nature à  rendre le texte  juste. Ces recommandations  seront  adressées aux  pouvoirs publics  avant  son  prochain passage devant le parlement. Les femmes du collectif –une soixantaine d’associations, espèrent, selon Sectou Mint Mohamed Vall, présidente  de l’Ong AMAN, porteur de la loi, que ces recommandations  seront  prises  en compte  pour  l’adoption  d’un texte  qui  protège véritablement  les femmes contre les  violences devenues très récurrentes depuis quelque temps.

Le Calame