Ouverture des travaux du 9ème groupe de travail pour l’évaluation des stocks marins et la gestion des captures | Mauriweb

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"Ce pouvoir nous a tout pris, même notre dignité, notre liberté, notre justice, notre santé, notre ceinture verte, notre aéroport, notre zone franche, notre port,nos mines (....jusqu'au gravier), nos écoles....on lui demande de tout nous rendre... 
LA PEUR A DISPARU"

 

Ouverture des travaux du 9ème groupe de travail pour l’évaluation des stocks marins et la gestion des captures

mar, 12/02/2019 - 09:35

Les locaux de l’Institut Mauritanien de recherches océanographique et de Pêche de Nouadhibou ont abrité lundi les travaux du groupe de travail pour l’évaluation des stocks marins et la gestion des captures ainsi que l’étude de leur environnement dans la zone économique exclusive mauritanienne.

La rencontre de deux jours est organisée par l’Institut Mauritanien de recherches océanographique et de Pêche avec la collaboration de plusieurs partenaires au développement et les organisations professionnelles de pêche.

Le ministre des pêches et de l’économie maritime, M. Yahya Ould Abd Dayem a souligné à cette occasion que ces journées viennent pour consacrer une bonne pratique que l’IMROP a pris l’habitude de faire, celle de convoquer, tous les quatre ans, un grand forum scientifique où participent des spécialistes de la recherche sur les océans et la pêche de tous les points du globe et qui planchent sur la situation de notre ressource halieutique et de son environnement ambiant.

Le ministre a loué le rôle central joué par le département des pêches dans le développement national à travers ses revenus économiques et sociaux considérables et sa contribution dans la lutte contre la pauvreté et dans la garantie de la sécurité alimentaire en plus de l’offre d’opportunités d’emplois ainsi que la création de richesse avant de passer en revue les acquis de ce secteur.

Il a précisé que la stratégie actuelle du secteur est entrée dans sa dernière année et nous pouvons, dit le ministre, constater l’efficience de l’approche qu’elle a adoptée. C’est ainsi que l’amélioration a touché toutes les articulations du secteur à commencer par l’état des captures grâce à la recherche scientifique et au contrôle vigilant passant par les infrastructures de débarquement, de stockage et de traitement et finissant par la formation, la surveillance et l’inspection sanitaire en plus de la commercialisation et de la multiplication des rentrées du trésor public.

La valeur des exportations de poisson, dit-il, a bondi, au cours de la dernière décennie de 350 millions de dollars à plus d’un milliard de dollars en 2018 et le secteur a offert 60 mille opportunités d’emplois directs au lieu de 36 mille auparavant.

S’agissant du débarquement sur place des captures, ce qui est un indicateur de l’intégration du secteur dans le tissu économique, le ministre a indiqué que le volume des quantités de poisson débarquées au sol tourne autour de 700 mille tonnes alors qu’il ne dépassait pas les 300 mille il y a dix ans.

La rencontre intervient également ajoute -t- il, dans un contexte marqué par nombre de défis auxquels le secteur fait face dont les changements climatiques et l’exploration ainsi que l’exploitation offshore en plus du développement des activités de pêche et autres utilisations de l’espace littoral et côtier et leurs répercussions sur l’environnement, notant que les recommandations que les participants auront à formuler ne manqueront pas de baliser la voie et d’aider à relever les défis en vue de parvenir à une gestion responsable et rationnelle et durable de la ressource halieutique...

Pour sa part, M. Mohamed El Hafed Ould Ejiwen, directeur de l’IMROP a précisé que son institution en préparant la rencontre a du mobiliser, traiter et analyser une masse importante de données de l’ordre de 30 millions portant sur la collecte, l’évaluation du système de surveillance des navires (VMS) et les statistiques des pêches grâce à une centaines d’experts de l’IMROP qui y ont travaillé sur une longue période.

De son côté l’expert hollandais, a, au nom des participants internationaux souligné l’importance du groupe de travail, les mécanismes de son action et les données essentielles sur lesquelles il doit axer.

L’ouverture s’est déroulée en présence du wali de Dakhlet Nouadhibou et des autorités municipales ainsi que du directeur de la SMCP et d’autres personnalités.

Ami